17/05/2012

Grèce : Lancement de la stratégie de la terreur en perspective de la campagne électorale

Si mes lecteurs veulent avoir une idée de ce qui va probablement se passer en Grèce au cours du mois
qui nous sépare des nouvelles élections prévues le 17 juin prochain, je
leur suggère de (re)visionner ma conférence "Faut-il avoir peur de
sortir de l'euro ?" enregistrée voici un peu plus d'un an, en avril 2011
:
http://www.u-p-r.fr/sortie-de-leuro/faut-il-avoir-peur-de...


Dans cette conférence, j'avais expliqué comment les européistes avaient
tout mis en œuvre pour terroriser les Suédois, tout au long de l'année
2003, afin de les contraindre psychologiquement à voter Oui au
référendum sur l'entrée de la Suède organisé le 14 septembre 2003 par le
gouvernement de Stockholm.

Huit procédés d'intimidation avaient été mis en œuvre :

1°) une débauche de moyens étatiques, politiques, médiatiques et financiers en faveur du Oui ;

2°) la menace de l’Apocalypse promise par les plus hautes autorités publiques en cas de victoire du Non ;


3°) une orchestration de l’épouvante menée conjointement par le patronat et les dirigeants syndicaux ;


4°) le chantage public à l’emploi, de très grandes entreprises ayant
menacé les Suédois de cesser leurs activités en Suède en cas de rejet de
l'euro (à commencer par la plus grande société du pays, Ericsson) ;

5°) les appels du pied et les clins d’œil aux extrémistes de droite et de gauche ;


6°) la "psychiatrisation" des opposants (médias et commentateurs
insinuant que les opposants à l'euro étaient des malades mentaux) ;

7°) l’exploitation indécente du mystérieux assassinat de la principale porte-parole du camp du Oui ;


8°) un sondage truqué, publié in extremis, pour faire croire que le Oui
allait triompher (le Non l'a emporté à 57% des suffrages exprimés hors
votes blancs).

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Il va nous falloir examiner de près comment la campagne électorale qui
s'ouvre en Grèce va se dérouler mais les premiers événements donnent à
penser que tout ou partie de ces procédés vont être utilisés pour placer
le peuple grecque sous terreur.

Au cours des dernières heures, les événements suivants sont déjà intervenus :
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1) EN ANNONÇANT SA DÉCISION DE NE PLUS FOURNIR DE LIQUIDITÉS À
CERTAINES BANQUES GRECQUES, LA BCE A SCIEMMENT PROVOQUÉ UN DÉBUT DE
PANIQUE
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Comme le très sérieux journal Les Échos vient de l'écrire sur son site,
« la panique n'a pas encore totalement gagné la Grèce mais cela y
ressemble ».

La Banque centrale européenne (BCE) a en effet
confirmé avoir cessé de fournir des liquidités à certaines banques
grecques sous-capitalisées. Du coup, des Grecs, de plus en plus
nombreux, multiplient les retraits aux guichets des banques.


Bien entendu, le journal économique français y voit la preuve que les
Grecs « sont de plus en plus nombreux à redouter une sortie de l'euro et
un retour à la drachme ». Et il précise que « les Grecs souhaitent
majoritairement rester dans la zone euro, même si 47,4% d'entre eux
commencent à croire à l'éventualité d'une sortie, selon un sondage. »

Source : http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202...


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2) DE FAÇON EXTRÊMEMENT INHABITUELLE, LE FMI A FAIT PUBLIQUEMENT SAVOIR QU'IL « SUSPEND SES CONTACTS
AVEC LA GRÈCE »
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Le motif invoqué est que le FMI ne souhaite pas travailler avec le
nouveau gouvernement nommé de manière transitoire pour expédier les
affaires courantes.

Il n'en demeure pas moins que cette annonce
inhabituelle ne peut faire l'objet que de surinterprétations et de
supputations. Si l'institution de Washington avait voulu préserver la
sérénité de la campagne électorale, il se serait tout bonnement limité à
ne rien dire. On imagine assez volontiers les fantasmes d'isolement et
d'apocalypse avec lesquels cette "suspension des contacts" peut être
commentée par les grands médias du système en Grèce et en Europe.

Source : http://www.romandie.com/news/n/_Le_FMI_suspend_ses_contac...


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3) LE PREMIER MINISTRE GREC SORTANT, M. PAPADEMOS,
VIENT DE PUBLIER UNE LETTRE POUR PROMETTRE LE « DÉSASTRE » EN CAS DE SORTIE DE L'EURO

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Rappelons que M. Papademos, Premier ministre grec, n'a été élu par
personne mais choisi par la Commission européenne et Goldman Sachs pour
être le "dictateur" de la Grèce.

Dans une lettre rendue
publique aujourd'hui, il prophétise la même Apocalypse que celle que ses
congénères avaient promise à la Suède il y a 9 ans. Il affirme que « le
rejet unilatéral des obligations contractuelles serait désastreux pour
la Grèce et conduirait inévitablement le pays hors de la zone euro et
probablement hors de l'Union européenne (UE) ».

Je ne suis
évidemment pas d'accord avec le "désastre" promis mais je note avec
intérêt que le Premier ministre grec souligne lui-même la corrélation
entre "sortie de l'euro" et "sortie de l'UE'.

Source :
http://www.romandie.com/news/n/Grece_le_rejet_des_engagem...


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CONCLUSION : IL NE FAUT JAMAIS CÉDER À L'INTIMIDATION
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Si j'avais un conseil à donner à nos amis grecs, ce serait d'examiner
très précisément ce qui s'est passé en Suède à partir du 15 septembre
2003, lendemain du jour où le fier peuple suédois, digne de son
histoire, a refusé l'euro et a préféré conserver la couronne suédoise.
Depuis lors, la Suède a connu un taux de croissance économique 60%
supérieur à celui de la France et près de 80% supérieur à celui de la
zone euro (cf. ma conférence en ligne précitée).

Il y a quelque 2 500 ans, la Grèce fut le premier pays d'Europe à inventer la démocratie.


Il faut espérer qu'au XXIe siècle, la Grèce sera fidèle à son histoire
et qu'elle sera en conséquence le premier pays d'Europe à quitter le
pillage programmé de l'euro et à se libérer de cette prison des peuples
qu'est la prétendue "Union européenne".


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François ASSELINEAU


Union Populaire Républicaine
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01/02/2012

Sortie de l’euro et de l’UE de la Grèce : les conséquences du référendum annoncé par Papandreou

LE CAC 40 RETOMBE À SON NIVEAU D’AVANT LE « SOMMET DE LA DERNIÈRE CHANCE »

 

Comme je l’annonçais dès hier soir sitôt la nouvelle connue, la
décision du Premier ministre Papandreou est un véritable coup de
tonnerre pour les européistes.

 

Non seulement la probabilité d’un rejet massif de la population
grecque est énorme mais le plan de sauvetage est mécaniquement bloqué
d’ici à la tenue du référendum. Ce qui laisse la porte grande ouverte à
un défaut de paiement de la Grèce et à l’effondrement du château de
cartes insoutenable qu’est la zone euro.

 

D’après les informations du Monde, le Premier ministre grec « aurait
été victime d’une rébellion au sein du Pasok, le parti socialiste au
pouvoir à Athènes. Le référendum grec, qui reviendrait à approuver le
plan de sauvetage européen, n’aurait lieu que cet hiver, sans doute en
février. D’ici là, c’est tout le plan décidé à Bruxelles qui s’effondre :
comment imaginer que les banques internationales vont accepter
d’effacer 50 % de leurs créances si les Grecs, par référendum, décident
de faire défaut ? Comment imaginer que le Bundestag allemand va voter
l’octroi d’aide supplémentaire à ce pays ? Jusqu’à présent, Berlin n’a
fait valider que le projet de FESF. Côté français, on ne voit donc pas
comment la Grèce va pouvoir vivre d’ici à ce référendum, s’il a lieu.

 

Un rejet par la population grecque du plan de sauvetage de Bruxelles
signifierait qu’il faut aller plus loin dans l’effacement de la dette
d’Athènes et donc prononcer un défaut de ce pays, catastrophique pour
toute la zone euro. De source française, on indique que les Allemands
sont stupéfaits et que le FMI découvre lui-aussi ce projet de
référendum.

 

Tout cela ne peut que conforter les Allemands dans leur volonté de
sortir de l’euro coûte que coûte, et même si les États-Unis tapent du
poing sur la table pour forcer l’Allemagne à y rester.

 

Cela fait plus d’un an que je ne cesse de souligner cette volonté
allemande de sortir de l’euro (et je l’ai encore souligné sur BFM
Business voici un mois). Or, c’est désormais ce qui se dit de plus en
plus ouvertement dans « les milieux bien informés ».

 

==> C’est par exemple ce que souligne la « Chronique Agora » de ce
week-end (article de Simone Wapler dans « L’Investisseur Or &
Matières » cité par Françoise Garteiser le samedi 29 octobre) :

 

« De La Rue, une entreprise britannique, leader mondial dans
l’impression de billets, aurait reçu une commande pour imprimer des
‘nouveaux deutschemarks’ selon une fuite d’un employé, postée sur un
forum. Par ailleurs, dans un récent interview au Spiegel, Wolfgang
Schäuble, ministre allemand des Finances, évoque la sortie possible de
l’Allemagne de la Zone euro à mots à peine voilés ».

 

« Nous sommes confrontés à des événements que nous n’avions pas
prévus », commence par dire Wolfgang Schäuble. Puis « nous voulons
sécuriser notre prospérité à long terme » après avoir évoqué le problème
du vieillissement de la population. Et qui dit population âgée, vivant
de rentes, dit population vulnérable à l’inflation.

 

« Dans cet interview sont ensuite évoquées l’inflation et/ou la
guerre comme moyen d’éroder la dette. En final, le Spiegel pose la
question d’une réforme monétaire (a monetary reform). Le mot ‘monétaire’
est très important, ce n’est pas ‘fiscal’. Les Allemands sont des gens
précis. Il ne s’agit donc pas de mesures budgétaires (faire rentrer des
impôts, réduire les dépenses publiques, etc.). Ce à quoi à Wolfgang
Schäuble répond : ‘vous avez exactement décrit l’énorme défi historique
que nous affrontons’… »

 

« Je peux me tromper », conclut Simone, « mais il me semble bien que
ce Wolfgang Schäuble et l’Allemagne ont une idée derrière la tête :
claquer la porte de l’euro si l’impression monétaire — jugée suicidaire
pour la prospérité à long terme — est décidée ».

 

 

 

CONCLUSION

 

 

 

Lorsque l’on est dans le TITANIC, la meilleure chose à faire
est de monter dans une des premières chaloupes et non de rester jusqu’au
bout avec l’orchestre qui continue sa sérénade.

 

 

 

Comme le propose continuellement l’UPR – seule dans son cas –
depuis sa création il y a 4 ans et demi, il est de la plus haute
urgence que les Français se rassemblent pour imposer à une caste de
traîtres la sortie de l’UE et de l’euro.

 

François ASSELINEAU



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30/01/2012

Le gouvernement grec aura-t-il un ultime sursaut de dignité ?

Quelques heures avant son départ pour Bruxelles où il va participer au sommet européen de demain, le ministre grec des Finances, Evangélos a lancé sur un ton solennel que « Quiconque pose à un peuple un dilemme entre l'aide financière et la dignité nationale ignore des enseignements historiques fondamentaux.»


J'espère et je souhaite que la Grèce ait la dignité de dire NON à ceux qui veulent la faire repasser sous tutelle étrangère, après près de deux siècles d'indépendance.

François ASSELINEAU
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A lire sur Romandie.com : La Grèce rappelle ses partenaires à l'ordre après une proposition de tutelle


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