25/01/2012

Non Mr Bayrou, on ne peut pas simplement dire « Zut » à Bruxelles

Quand les politiciens sont face à leurs contradictions à propos de l'Union européenne.
Heureusement quelques journalistes commencent à brancher leurs neurones...

 

Question de Natacha Polony à François Bayrou sur le "Consommons local", son thème de campagne :

Cette question sur le "Consommons local devrait être son point fort à Bayrou, puisque c'est justement son thème de campagne...


« Vous êtes un fervent européen,et vous avez toujours défendu la construction européenne telle qu’elle se fait, avec les traités européens tels qu’ils se sont fait. Or le dogme de ces traités européens c’est la concurrence libre et non faussée.

Je vous cite un exemple.

Il y a actuellement un décret pour autoriser les cantines scolaires à faire des appels d’offre pour faire travailler les agriculteurs qui sont proches. Le commissaire européen chargé de la concurrence a expliqué que c’était contraire à la concurrence libre et non faussé et qu’il fallait faire des appels d’offre généraux, comment vous faites avec ça ? »

 

Après avoir essayé de répondre qu'il était contre ces traités (1) !  Mr Bayrou acculé n'a eu d'autre choix que de répondre : « On dira "Zut" à Bruxelles ».

Un petit récap ?

  1. Bayrou nous promet de faire travailler les producteurs locaux
  2. Mais on sait Bruxelles nous l'interdit
  3. C'est donc une fausse promesse que son programme "Consommons local" (seuls les français non-compétents en droit européen y croient d'ailleurs à cette "promesse")
  4. La journaliste - merci ! - lui fait remarquer cette incohérence
  5. Bayrou tente de nous embrouiller et de nous dire qu'il était contre ce traité (!!!)
  6. Puis face aux journalistes qui insistent - ils sont doués ce jour-là -, Bayrou est obligé pour rendre crédible sa promesse de nous dire que ok Bruxelles nous l'interdit mais on peut se passer de Bruxelles et lui dire "Zut".
  7. Tout simplement...? Dire Zut à un traité et à ses partenaires ? Voyons cela...

 

Dire « Zut » à Bruxelles est une impasse qui a déjà été essayée

Quand l'Europe nous empêche de faire quelque chose, François Bayrou ne remet pas en cause le principe ni le fonctionnement de l'Union européenne. Bien trop compliqué. Il nous dit simplement «Zut ! ».

Faisons-lui remarquer que quelques « Zut » ont déjà été tentés dans le passé (et dans bien des domaines). Pas de nouveauté de ce côté là donc, sauf le vocabulaire. Quelques exemples :

  • Risques d'amendes élevées : Mme Roselyne Bachelot voulait dire « Zut » à Bruxelles lors de la mise sur le marché du fameux Red Bull (qui ne correspondait pas à nos standars au niveau de la santé). Elle s'est elle-même reprise : « Le coût des amendes imposées par l'Union européenne sera trop élevé, je n'ai pas eu le choix ».

 

  • Remboursement des subventions françaises : Ex. : La France a voulu dire « Zut » à Bruxelles en promettant des subventions aux pécheurs. Ce « Zut » a été de courte durée puisque l'Union Européenne a demandé le remboursement de l'argent versé.

 

  • Amendes faramineuses : En 2008, la France a payé 587 millions d’euros d’amende pour « non transposition des lois dans les délais », dont 10 millions parce que l’on tarde à appliquer les directives concernant les OGM (appliquer ces directives rapidement aurait eu pour effet de montrer aux Français qu’ils n’ont vraiment plus le pouvoir de décider, mieux valait payer l’amende …). Et ce montant uniquement pour les OGMs ; imagnez le tarif si l'on dit « Zut » à tout va !
  • Le risque final : Plus récemment et encore plus contraignant  - en fonction du niveau du « Zut » - :
    Par la bouche de son président José Manuel Barroso, la Commission européenne a décidé d'envoyer trois lettres de mise en demeure au gouvernement hongrois, pour lui donner deux mois pour se conformer au droit européen en le menaçant de l'article 7.

    Cet article 7 permet, dans son alinea 3, de suspendre les droits de vote dans l'Union Européenne d'un Etat. (2)


On ne peut pas impunément faire des bras d'honneur aux Traités signés

Dire « Zut » à Bruxelles, c'est faire des bras d’honneur aux autres pays en ne respectant pas notre contrat et cela pose de sérieux problèmes :

- un problème moral : Ce n'est pas grave dirons certains. Mais pourquoi signer un Traité si ce n'est pour le respecter ? Quelles valeurs montrerons-nous à nos enfants et quelle image donnerons-nous de la France aux autres pays  ?

- un problème international : Comment pourra t-on ensuite, au niveau international, dénoncer ou discuter avec les pays qui ne respectent pas leurs engagements (Traités environnementaux, droits de l’hommes...) ? Charité bien ordonnée commence par soit-même...

- un problème financier : Puisque "désobéir" à Bruxelles nous expose à des amendes faramineuses.

- un problème concernant les relations entre les pays d’Europe : Car les autres pays voyant que nous ne respectons pas les règles feront de même dans d’autres domaines. Prévoir bagarres et luttes au programme. Est-ce ça l’entente et la paix européenne ?

- un problème légal : Le risque final et prévisible étant cet article 7 du Traité de Fonctionnement de l'Union européenne  : "en cas de violation grave et persistante des valeurs fondamentales", le retrait du droit de vote du pays au sein de l'Union européenne.

 


Si l’on n’est pas d’accord avec un Traité que l'on a signé (et que l’histoire nous a montré qu’on n'arrivait pas à le changer), eh bien on en sort, tout simplement.

Si nous ne sommes pas d’accord avec le contenu d’un Traité et que nous trouvons que ces obligations ne correspondent pas à nos besoins (et aux besoins de nos voisins européens, car ils sont chacun individuellement dans un cas identique à nous) alors, on se désengage, tout simplement.

Et ce, de la manière la plus démocratique qui soit. Il existe un article (l'article 50) qui indique à un pays comment sortir de l'Union europenne quand il le souhaite.

Ce qui ne nous empêchera pas - bien au contraire - de créer des nouvelles relations et de nouveaux accords avec chaque pays, au cas par cas et par thème (économie, un secteur particulier dans l’agriculture, environnement, ....). Ce qui fonctionnera, à l’inverse d’un accord généralisé avec 27 pays différents et tous les thèmes à la fois.


 

 Voir aussi :

(1) : BAYROU : simple girouette ou réel opportuniste ?
(2) : Dissidence hongroise : article 7 ou article 50, il faut choisir !

NOUVEAU REBONDISSEMENT DU CAS HONGROIS : LA PREUVE EST FAITE QU'IL N'Y A PAS D'AUTRE CHOIX QU'ENTRE LA SOUMISSION À L'UNION EUROPENNE OU LA SORTIE VIA L'ARTICLE 50
Le 24/01/2012, les ministres des finances de l'Union européenne viennent en effet d'approuver les mesures de sanction (à l'encontre de la Hongrie) qui devraient prendre la forme d'un "gel" des subventions européennes.

 

22/01/2012

CHEVENEMENT couvre HOLLANDE d'éloges... Pour mieux l'assassiner

Lisez cette dépêche, elle vaut son pesant de cacahuètes !  http://www.lepoint.fr (discours-du-bourget-chevenement)


Comme le découvriront ceux qui savent lire entre les lignes, Chevènement se fiche carrément de la tête de François Hollande.


Il regrette que, sur l'Europe, Hollande n'a "pas évoqué la crise de la monnaie unique" et il précise : "Je crains qu'il ne surestime la possibilité d'obtenir d'Angela Merkel, sur la simple base de son élection, la révision autre que cosmétique du futur traité européen.
J'ai gardé le souvenir du Pacte de stabilité négocié par Jacques Chirac et avalisé en juin 1997 par Lionel Jospin".

Avant de conclure : "On peut s'interroger s'il a vraiment anticipé l'ampleur des résistances qu'il va rencontrer".


Chevènement fait donc mine de considérer François Hollande comme inexpérimenté, mais c'est pour mieux l'assassiner. Il ne dit rien d'autre que ce que j'explique depuis la création de l'UPR.


CONCLUSION
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Cette dépêche prouve, à ceux qui en douteraient encore, non seulement que mes analyses sont les bonnes mais que tous les candidats à la présidentielle savent parfaitement à quoi s'en tenir.

Chevènement, comme Hollande, comme Sarkozy, comme Bayrou, comme Le Pen, comme Mélenchon,
etc., savent parfaitement que leurs programmes respectifs sont inapplicables dans le cadre de l'UE.

Ils sont donc tous en
train de mentir aux Français. Alors que je le dis ouvertement,
Chevènement préfère le susurrer, avec une suave perfidie.

François ASSELINEAU


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François ASSELINEAU

Candidat à l'élection présidentielle française de 2012


Union Populaire Républicaine
Internet : www.u-p.r.fr
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Facebook : www.facebook.com/upr.francoisasselineau
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21/01/2012

Washington exige de Sarkozy que la France maintienne ses soldats dans le bourbier afghan

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton vient de déclarer :

1)- que les autorités américaines sont « en contact étroit avec nos collègues français » ;

2)- qu'elle « n'a aucune raison de penser que la France ne va pas continuer à prendre part au processus délicat de transition en Afghanistan ».


Il s'agit bien sûr de termes diplomatiques exprimés devant la presse. Comme le savent tous les diplomates, ces phrases sont des euphémismes dont la traduction en langage normal est la suivante :

1)- « les autorités américaines sont en contact étroit avec nos collègues français ».
Traduction en langage normal : Nous avons appelé MM. Sarkozy, Juppé et Longuet pour taper du poing sur la table (= "contact étroit") : nous avons exigé que, quels que soit le nombre de soldats français morts, les forces françaises restent sur place à faire le sale boulot à notre place. Pas question d'un retrait français !

2)- « Les États-Unis n'ont aucune raison de penser que la France ne va pas continuer à prendre part au processus délicat de transition en Afghanistan ».


Traduction en langage normal : M. Sarkozy, qui n'a jamais rien à nous refuser, nous a confirmé qu'il acceptait en effet de laisser encore les troupes françaises en Afghanistan. Nous avons vérifié auprès de MM. Juppé et Longuet que notre consigne leur avait bien été transmise par M. Sarkozy.


Source : http://www.romandie.com/news/n/_Afghanistan_Clinton_ne_cr...


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François ASSELINEAU
Candidat à l'élection présidentielle française de 2012


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