01/02/2012

A propos de M. REGLING ; comment Bruxelles impose sa politique des retraites, des salaires et de l’énergie en France


Comme je l’explique dans mes conférences, c’est en effet l’une
des personnes essentielles qui a contribué à fixer la politique
économique et sociale de la France. Car, avec les fonctionnaires de sa
direction, il est l’auteur des « Recommandations spécifiques à la France
» faites par la Commission européenne dans son Rapport COM (2003) du 8
avril 2003 concernant les Grandes orientations des politiques
économiques des États-membres (période 2003-2005).


Les principaux points de ce rapport consistaient à IMPOSER à la
France, quel que soit son gouvernement (UMP, PS, etc.,peu importe) les
politiques suivantes :




1- abaisser le déficit public sous la barre de 3 % du PIB en 2004 au plus tard,


=> d’où les appels incessants à réduire le déficit public, appels
qui se sont soudain arrêtés avec la crise de 2008 : dès lors qu’il s’est
agi de « sauver les banques », rien n’a été trop beau et le déficit
public est monté, en France et en Europe, jusqu’à 8% du PIB dans le
silence médiatique général !




2- « réduire le coût de la main d’œuvre, notamment pour les bas salaires » [sic !],


=> d’où les plans pour développer les « petits boulots », les CDD
et les contrats à temps partiel. Le prétendu « gouvernement français » a
récemment annoncé qu’il travaillait sur des contrats à temps partiel de
7 heures de travail par semaine…




3- « réformer le marché du travail en « simplifiant » la protection de
l’emploi et en imposant des schémas d’emploi et de carrière « plus
flexibles » [re-sic !],


=> d’où les plans visant à faciliter les licenciements (cf. le
contrat CPE de M. de Villepin, qui avait jeté 2 millions de Français
dans les rues, et qui n’était que la mise en œuvre des instructions
européennes)




4- réformer complètement notre système de retraite,


=> d’où le forcing fait, par tous les relais d’opinion
médiatiques, pour inciter la France à adopter un système de retraites
par capitalisation au lieu de notre système par répartition. Ceci n’a
pour l’instant pas été suivi d’effets importants, et heureusement car la
crise survenue en 2008 a prouvé, dans des cas dramatiques aux
Etats-Unis, que des retraités dont les retraites avaient été investies
en actions pouvaient se retrouver sans ressources en quelques semaines.




5- élever l’âge effectif de la retraite [la Commission a indiqué successivement 65 puis 67 ans et vise désormais 70 ans...],


=> d’où la récente déclaration de François Fillon, qui a annoncé
qu’il fallait harmoniser avec l’Allemagne l’âge de départ à la retraite
en le portant à 70 ans ; d’où aussi la grande discrétion des socialistes
sur cette question des retraites.




6- « enrayer la spirale des dépenses dans le secteur de la santé »,


=> d’où les décisions régulières de « dérembourser » de plus en
plus de médicaments, la création d’un « droit d’entrée » de 30 euros
pour avoir accès à l’aide médicale d’État, etc.




7- « mettre en concurrence les marchés de l’énergie, notamment gaz et électricité ».


=> d’où la décision, scandaleuse entre toutes, du prétendu
« gouvernement français » d’ouvrir en janvier 2010 le marché du gaz à JP
Morgan et Goldman Sachs : des hausses considérables du gaz et de
l’électricité sont à prévoir de cette prétendue « ouverture à la
concurrence » qui devrait bien plutôt s’appeler « feu vert pour procéder
au racket des consommateurs français »




Il est à noter que M. Klaus REGLING, qui a quitté ses fonctions à la
Commission européenne en 2008, est l’actuel Directeur Général du trop
fameux Fonds européen de stabilité financière (FESF)… !

--


François ASSELINEAU



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Sortie de l’euro et de l’UE de la Grèce : les conséquences du référendum annoncé par Papandreou

LE CAC 40 RETOMBE À SON NIVEAU D’AVANT LE « SOMMET DE LA DERNIÈRE CHANCE »

 

Comme je l’annonçais dès hier soir sitôt la nouvelle connue, la
décision du Premier ministre Papandreou est un véritable coup de
tonnerre pour les européistes.

 

Non seulement la probabilité d’un rejet massif de la population
grecque est énorme mais le plan de sauvetage est mécaniquement bloqué
d’ici à la tenue du référendum. Ce qui laisse la porte grande ouverte à
un défaut de paiement de la Grèce et à l’effondrement du château de
cartes insoutenable qu’est la zone euro.

 

D’après les informations du Monde, le Premier ministre grec « aurait
été victime d’une rébellion au sein du Pasok, le parti socialiste au
pouvoir à Athènes. Le référendum grec, qui reviendrait à approuver le
plan de sauvetage européen, n’aurait lieu que cet hiver, sans doute en
février. D’ici là, c’est tout le plan décidé à Bruxelles qui s’effondre :
comment imaginer que les banques internationales vont accepter
d’effacer 50 % de leurs créances si les Grecs, par référendum, décident
de faire défaut ? Comment imaginer que le Bundestag allemand va voter
l’octroi d’aide supplémentaire à ce pays ? Jusqu’à présent, Berlin n’a
fait valider que le projet de FESF. Côté français, on ne voit donc pas
comment la Grèce va pouvoir vivre d’ici à ce référendum, s’il a lieu.

 

Un rejet par la population grecque du plan de sauvetage de Bruxelles
signifierait qu’il faut aller plus loin dans l’effacement de la dette
d’Athènes et donc prononcer un défaut de ce pays, catastrophique pour
toute la zone euro. De source française, on indique que les Allemands
sont stupéfaits et que le FMI découvre lui-aussi ce projet de
référendum.

 

Tout cela ne peut que conforter les Allemands dans leur volonté de
sortir de l’euro coûte que coûte, et même si les États-Unis tapent du
poing sur la table pour forcer l’Allemagne à y rester.

 

Cela fait plus d’un an que je ne cesse de souligner cette volonté
allemande de sortir de l’euro (et je l’ai encore souligné sur BFM
Business voici un mois). Or, c’est désormais ce qui se dit de plus en
plus ouvertement dans « les milieux bien informés ».

 

==> C’est par exemple ce que souligne la « Chronique Agora » de ce
week-end (article de Simone Wapler dans « L’Investisseur Or &
Matières » cité par Françoise Garteiser le samedi 29 octobre) :

 

« De La Rue, une entreprise britannique, leader mondial dans
l’impression de billets, aurait reçu une commande pour imprimer des
‘nouveaux deutschemarks’ selon une fuite d’un employé, postée sur un
forum. Par ailleurs, dans un récent interview au Spiegel, Wolfgang
Schäuble, ministre allemand des Finances, évoque la sortie possible de
l’Allemagne de la Zone euro à mots à peine voilés ».

 

« Nous sommes confrontés à des événements que nous n’avions pas
prévus », commence par dire Wolfgang Schäuble. Puis « nous voulons
sécuriser notre prospérité à long terme » après avoir évoqué le problème
du vieillissement de la population. Et qui dit population âgée, vivant
de rentes, dit population vulnérable à l’inflation.

 

« Dans cet interview sont ensuite évoquées l’inflation et/ou la
guerre comme moyen d’éroder la dette. En final, le Spiegel pose la
question d’une réforme monétaire (a monetary reform). Le mot ‘monétaire’
est très important, ce n’est pas ‘fiscal’. Les Allemands sont des gens
précis. Il ne s’agit donc pas de mesures budgétaires (faire rentrer des
impôts, réduire les dépenses publiques, etc.). Ce à quoi à Wolfgang
Schäuble répond : ‘vous avez exactement décrit l’énorme défi historique
que nous affrontons’… »

 

« Je peux me tromper », conclut Simone, « mais il me semble bien que
ce Wolfgang Schäuble et l’Allemagne ont une idée derrière la tête :
claquer la porte de l’euro si l’impression monétaire — jugée suicidaire
pour la prospérité à long terme — est décidée ».

 

 

 

CONCLUSION

 

 

 

Lorsque l’on est dans le TITANIC, la meilleure chose à faire
est de monter dans une des premières chaloupes et non de rester jusqu’au
bout avec l’orchestre qui continue sa sérénade.

 

 

 

Comme le propose continuellement l’UPR – seule dans son cas –
depuis sa création il y a 4 ans et demi, il est de la plus haute
urgence que les Français se rassemblent pour imposer à une caste de
traîtres la sortie de l’UE et de l’euro.

 

François ASSELINEAU



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Réforme FESF : Déni de démocratie de l'union européenne envers le parlement slovaque

Nouveau déni de démocratie de l’Union Européenne : comment soumettre un peuple en 4 jours


L'histoire se passe en Slovaquie.

Lundi 11 octobre 2011, le parlement slovaque est
soumis à un vote pour la réforme du FESF (Fonds européen de stabilité
financière). L’enjeu est l’illusion du sauvetage de la Grèce par l’UE
(ou comment culpabiliser un peuple), la pression est énorme sur le
gouvernement slovaque (dernier gouvernement à ne pas avoir ratifié le
projet).


Le Premier ministre slovaque, Iveta Radicova, le 26 septembre 2011.


Le Premier ministre slovaque, Iveta Radicova, le 26 septembre 2011. REUTERS/Nikola Solic


La question est tellement cruciale que le
gouvernement fait fi du choix parlementaire et démocratique de ce 11
octobre, à savoir le rejet. Ainsi il soumet de nouveau cette question
deux jours plus tard devant la chambre des parlementaires (un délai si
court est révélateur de la pression exercée en haute sphère). Le
gouvernement met toutes les chances de son côté et joue son va-tout :
l’organisation d’élections anticipées en échange de l’approbation du
plan. Le gouvernement tombe mais la mesure est acceptée le 13 octobre.


COMMENT UN GOUVERNEMENT PEUT-IL ÊTRE AUTANT SOUMIS AU POINT DE SE SABORDER LUI-MÊME ?


Ceci en dit long sur le panel des outils de pression à disposition de l’UE.


Mais si les Slovaques pouvaient encore rire jaune
hier, se targuant au moins de sauver la Grèce, ils peuvent déchanter
aujourd’hui.


La dépêche REUTERS suivante
nous apprend que suite à la démission du gouvernement, et l’instabilité
politique qui en découle, Standart&Poor’s menace d’abaisser la note
de la Slovaquie. Ainsi, après avoir provoqué l’instabilité politique du
pays, le Système met à genoux un peuple devant les vautours de la
finance. Peuple d’autant moins armé qu’il n’a plus de gouvernement pour
faire face (car c’est bien le dernier rempart qui peut rester pour un
peuple face aux intérêts privés des puissants de ce monde). La boucle
est bouclée.


L’UNION EUROPÉENNE, ÉTENDARD DE L’IMPÉRIALISME AMÉRICAIN, EST LE BOURREAU ESCLAVAGISTE DES PEUPLES D’EUROPE.


Morale de l’histoire :


Comment ne pas voir le message, à peine filigrané, adressé aux autres gouvernements, aux autres parlements, aux autres peuples :


SOUMETTEZ-VOUS DOCILEMENT, OU CREVEZ !

--

Pierre Tribouillard, Délégué départemental de l’UPR pour la Seine-et-Marne



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