01/02/2012

La présidente de la République du Brésil raisonne comme je l'ai fait moi-même sur Cuba

En visite officielle à Cuba, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a décidé de ne pas parler des droits de l'homme avec ses interlocuteurs cubains.
Interrogée par certains journalistes à ce sujet, la présidente de la République du Brésil a répondu notamment :

« Je suis d'avis de parler des droits de l'homme dans une perspective multilatérale. Il faut parler des droits de l'homme dans le monde entier ? Alors, nous parlerons des droits de l'homme au Brésil, nous parlerons des droits de l'homme aux États-Unis en commençant par Guantanamo ! »


Cet argumentaire, et notamment la référence à la prison américaine de Guantanamo, sont exactement ceux que j'avançais récemment (le 22 janvier dernier) pour condamner l'alignement systématique et honteux de l'Union européenne sur la diplomatie américaine, en particulier sur Cuba : Les pays d’Europe, devenus les perroquets dociles des USA









Cette similitude de pensée prouve qu'il est parfaitement possible de bâtir un monde de paix au XXIe siècle entre responsables de bonne volonté à travers la planète, sans tenir compte des prétendus "pôle" du "Choc des civilisations".


Elle montre aussi que, d'un bout à l'autre de la planète, c'est bien la volonté d'hégémonie mondiale des États-Unis qui est le principal fauteur de guerre dans le monde contemporain.

François ASSELINEAU

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A lire sur Romandie.com : Présidente brésilienne à Cuba: économie d'abord, droits de l'homme en retrait


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